Le Logone, un affluent du Chari |
Tous les soirs, la nuit tombant très tôt, vers 17 ou 18heures, le fleuve était un but de promenade très apprécié. Le paysage était sublime, et la proximité de l'eau laissait une impression de fraîcheur bienfaisante, malgré les piqûres des moustiques.
Sur le bord du Logone, on rencontrait souvent Faléna qui pêchait.Un bâton, une ficelle, un bouchon et un hameçon, et les poissons mordaient.
En saison sèche, il était possible de traverser pour se rendre au Cameroun, situé sur l'autre berge. On apercevait aussi les feux de brousse au loin.
Une autre façon de pêcher très particulière: tous les pêcheurs se serraient les uns près des autres et plongeaient la main dans une nasse tressée. Ainsi, ils traquaient tout ce qui passait dans la rivière.
Le poisson-lune grossissait et enflait jusqu'à devenir une boule lorsqu'on le touchait!
Quant au capitaine, le prince des rivières, il était succulent et atteignait une taille très conséquente! Aussi valait-il mieux prévoir une brouette pour le transporter!
La saison des pluies était un bonheur pour tous: en plus des bienfaits de la pluie, c'était un bonheur de s'ébattre dans les remous qui envahissaient les terres!
La pêche avec de grands filets était d'ailleurs très fructueuse!
henri schmitt dit :
14/6/2016
super